Monsieur Plouf

Monsieur Plouf

Page vérifiée Creado el 13 de septiembre de 2016 Contacto

Resident Evil 2 - CDMP #130

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  • Plouf à vous chers tipeurs, et merci une nouvelle fois pour votre soutien :) après avoir fait un petit tour dans le passé, il est grand temps de revenir à l'actualité avec le premier Blockbuster de cet automne 2018. Une chronique garantie sans voyage à New York, tour en hélico ou hôtel 5 étoiles aux frais de Sony ^^

    J'espère que tous cas qu'elle vous plaira, et si vous souhaitez en discuter, n'hésitez pas, je suis à votre disposition! Plouf!


    Ah mon dieu, nous sommes perdus, il va détruire la ville. Commissaire Go…Grodon il faut faire quelque chose !

    Nous n’avons plus le choix, allumez le Plouf signal !

    Oh,  euh, Ploufman connait la réponse, c’est « incapable » ! I ; N ; K ; P…Ploufman abandonne.

    C’est officiel, la saison des blockbusters est ouverte. Et quel meilleur moyen de la débuter que de voir la presse assurer la promo commerciale de Spider Man en hélico au-dessus de New York…mais attendez… ce n’est plus la presse, c’est les influenceurs. Oui, car quand on est influenceur, on peut promouvoir tout et n’importe quoi, tout en se foutant royalement de tout. Venez tous sur youtube ! Est-ce de l’info ? Du divertissement ? De la publicité ? Tout le monde s’en tape.

    Blague à part, le fait de voir que les gens commencent à se poser des questions sur cette clique de troubadours a quelque chose de rassurant. Parce que si youtube est devenu un média comme un autre, alors pourquoi diable serait-on soumis à un régime d’impartialité différent ? Pourquoi pourrait-on être un homme sandwich sans scrupule sous prétexte que c’est youtube ? Enfin, un homme sandwich, à la fin de la journée, il enlève son attirail. Il ne va pas sur les réseaux sociaux poster des selfies en glorifiant son employeur !

    Ce que j’entends c’est que Youtube n’est pas un pays merveilleux où l’éthique n’a pas lieu d’être. Personnellement j’ai des règles d’éthique claires. C’est pas grand-chose…vous vous en foutez peut-être hein. Et je sais bien que rien ne changera sur youtube dans un futur proche, mais pouvez-vous au moins vous questionner sur la connivence entre les influenceurs qui émettent des opinions sur des produits et les fabricants de ces produits ? Ca serait fort judicieux de votre part.

    Sans transition, Spider Man sur PS4. En termes vidéoludiques, le seul rencart que j’ai eu avec Spidey remonte à Spider Man sur Game Boy, autant dire que cela s’apparente à un coup d’un soir il y a 27 ans alors que j’en avais seulement 8…bon sang mais qu’est-ce que je raconte ? Vous n’avez rien entendu. J’ai vu les films cependant, enfin ceux de Sam Raimi, sympathiques, sauf le troisième qui était étrange. Tout ça pour dire que mes connaissances en Spidermanologie sont limitées mais je suis bien heureux de les avoir eues lorsque j’ai lancé le jeu vu qu’il part du principe qu’on connait tout le contexte.

    On incarne donc Peter Parker, et Peter c’est Spider Man, et cela fait des années maintenant qu’il fait des spider trucs, genre combattre les méchants en infligeant des dommages collatéraux à Manhattan. Peter travaille dans un laboratoire sous les ordres du docteur Octavius…hmm, je me demande bien ce qui va vous arriver ! Il a un status facebook « c’est compliqué » avec Mary Jane une reporter dans un journal. Il a sa tante May qui travaille dans un abri pour…sans abris. Avec un chef qui ressemble sacrément au méchant que j’ai vu dans le trailer. Ce qui me rappelle qu’il ne faut jamais regarder les trailers de n’importe quoi. Quant à l’intrigue eh bien, suite à l’arrestation d’un méchant nommé Fisk, Manhattan est prise d’assaut par un groupe terroriste Chinois mené par Mister Negative dont les super pouvoirs sont…je sais pas bien, inverser les couleurs ?… enfin il a des super pouvoirs. Et le tout va partir en intrigue politico-terroriste avec Spidey et Mary Jane qui vont essayer de démêler ce bordel en équipe.

    Ca fonctionne plutôt pas mal d’ailleurs, avec des personnages assez attachants, bien que les motivations des méchants s’avèrent être… disons que les actes des méchants semblent disproportionnés par rapport à leurs objectifs. Mais bon, ça doit être habituel dans le domaine des super héros.

    Ne vous en faites pas, je ne vais pas passer mon temps à chercher des incohérences dans un univers où une petite araignée pourrait être utilisée pour former une armée de super héros qui collent aux murs. Mais j’ai malgré tout un peu l’impression qu’ils ont raté l’occasion de raconter l’histoire de Spider Man en jeu vidéo, depuis ses origines. Ca aurait permis d’accompagner Peter Parker dans la découverte de ses pouvoirs qui se seraient révélés à lui petit à petit, justifiant ainsi l’amélioration des compétences du personnage de manière intradiégétique. Commencer par des déplacements un peu hasardeux, puis s’améliorer, ce genre de trucs. Mais non, là on est juste Spider Man. Ce qui donne un peu l’impression de prendre le train en marche alors qu’il vient de partir. Il aura quand même fallu 8 ans à Spider Man avant de se dire que peut-être il pourrait améliorer ses pouvoirs… enfin bref.

    Je suis parfaitement conscient qu’expliquer un jeu en ne citant que les références qu’il utilise est l’incarnation même de la paresse, mais…ce n’est pas à 35 ans que je vais abandonner mon goût pour cette dernière. Alors imaginez si un jeu Ubisoft, un jeu Batman Arkham et Spider Man avaient un bébé…ne me demandez pas comment ça marcherait, j’en sais rien, silence. C’est grossièrement cela Spider Man.

    On est lâché dans un grand monde ouvert urbain, très détaillé, rempli à ras-bord de collectibles, d’activités annexes de toute sorte, et d’événements aléatoires. Une trame principale nous fait passer d’un point à l’autre de la map et y progresser permet de gagner de l’expérience et monter ainsi en niveaux qui permettent de débloquer des nouvelles compétences dans un arbre du même nom. Et habituellement, je ne vois pas d’un très bon œil les jeux qui souhaitent me forcer la main quant à l’accomplissement d’objectifs secondaires prétextes et insipides. Mais Spider Man peut remercier sa bonne étoile d’avoir un système de déplacement, moua.

    Autant mécaniquement que visuellement, se balancer entre les immeubles, ça fonctionne…j’ai presque envie de dire parfaitement en fait. L’altitude, la distance, la vitesse, la maitrise des courbes, non vraiment, c’est la star du jeu, accessible, intuitif. Il arrive même à reléguer le voyage rapide aux oubliettes, chose dont je suis pourtant friand dans les mondes ouverts. Et je me suis même surpris à collecter plein de trucs et effectuer des quêtes secondaires dont les récompenses m’étaient bien égal. Spider Man nous apprend donc que si on veut que les joueurs ramassent tous ces trucs partout dans ces mondes ouverts, le meilleur moyen est de faire un système de déplacement qui soit lui-même amusant, faisant ainsi de la collection de trucs une conséquence plutôt qu’un but en soi, dirons-nous. Petite pensée au passage pour les gens de chez insomniac games en charge du sol, du trafic et des piétons, éléments que je n’ai jamais regardés. Bah, quelqu’un devait faire le sale boulot comme on dit, hein.

    Et puis il y a tout l’aspect Batman Arkham de la chose. Comprenez qu’on passe du temps dans des conduits d’aération, qu’on surplombe des zones en attendant que les ennemis passent en dessous pour les attraper et qu’on se met sur la gueule avec beaucoup, beaucoup, beaucoup d’ennemis.

    Et là, ben c’est moins bien. Car si le jeu reprend le système de combat free flow qui avait fait le succès de Batman Arkham, il n’atteint jamais son degré de précision, de fluidité, de dynamisme, cette impression d’être en contrôle total de la situation. Dans Spider Man c’est un peu le bordel en fait, dû à pas mal de petits éléments. Les zones de combat sont plus grandes et les dangers plus éloignés, il n’y a pas de bouton contre mais juste une esquive, les animations de spider man sont plus aériennes et spectaculaires, ce qui rend le tout moins lisible, et on a du mal à voir venir certaines attaques. Il y a certes des gadgets pour nous aider, mais les sélectionner nécessite de passer par un menu qui met le jeu en pause, cassant un peu plus la fluidité de la chose. Sans oublier que le jeu sélectionne lui-même l’ennemi sur lequel on va envoyer les gadgets. Pour un résultat assez frustrant, qui n’a finalement jamais réussi à me convaincre.

    Alors que restera-t-il finalement de cette étrange relation de trouple ? Eh bien les gènes de l’un étaient trop classique à mon goût pour être mémorables, celles de l’autre souffraient de la comparaison avec son géniteur. Donc ce qui reste c’est…ben Spider Man en fait. Que ça soit l’excellent système de déplacement, les dialogues ou les relations entre les personnages, c’est ça qui va rester pour ma part. Et je ne t’en veux pas d’avoir voulu me refiler des costumes secondaires immondes, que ta deuxième partie semble avoir été rushée à cause d’un manque apparent de temps de développement, que tes mini-jeux soient un peu nuls, qu’on voie venir ta conclusion à des kilomètres…oh bon, l’aspect Spider Man de Spider Man était plutôt sympa, quoi que cela veuille dire. Mais je vous recommanderais plutôt la trilogie des Batman Arkham, mieux aboutie sur certains points, et surtout beaucoup moins chère. Euh …je…vous m’excuserez, je…j’ai quelque chose sur le feu dans la cuisine je…oh j’ai rien dit, fausse alerte ! he he.