Soutien à LDMT

Soutien à LDMT

Page vérifiée Creado el 3 de febrero de 2018 Contacto

  • Dans un monde entièrement tourné vers la performance, où la santé est un mot galvaudé, vide, impensé (on recouvre la santé, si on y arrive, avec des professionnels, mais on ne sait pas la construire), la musculation enseignée classiquement est une perversion.
    Elle construit peu, mais détruit beaucoup.

    Le milieu de la musculation (enseignement) ne sait pas penser la musculation, et la conçoit comme elle l'a toujours été : pour faire des performances, faire la guerre, agresser, vaincre, dominer l'autre.

    D'où le rejet massif de mon approche, qui remet en question les croyances fondatrices du sport, de la musculation, et donc du fonctionnement social, basé sur l'écrasement des faibles (avec plus ou moins de social) et l'admiration des prédateurs.

    Ces mêmes prédateurs, encouragés sans recul, par leur succès et par l'idéologie véhiculés par tous les réseaux principaux (école, médias, travail, famille, politique, divertissements) ont une conception de la musculation contraire à leurs propres intérêts, qui sont la santé et l'épanouissement affectif.

    Le leitmotiv, si niais quand on se met à le réfléchir, est : "s'auto-détruire pour réussir."

    Il faut du muscle, certes, mais relevant de quel but profond? De quelle forme de pensée?

    Que devient un humain accaparé, dans toutes ses pratiques, par la lutte égocentrée pour la dominance?

    Quand le bodybuilding a atteint ses limites, de nouvelles écoles sont nées : crossfit, street-workout, etc.
    On s'est tourné vers le passé pour aller y puiser la "sagesse des anciens maîtres", comme tout bon conservateur irréfléchi.
    On a réintroduit des exercices dangereux, sans jamais chercher à comprendre pourquoi ils avaient disparu (arraché d'un bras).
    Toujours avec la même idéologie, donc toujours dans l'erreur

    Au lieu de s'arrêter afin de penser les présupposés de la pratique, et de la refonder, on a pris dans le passé de quoi aller toujours plus loin, toujours plus dur, plus douloureux, autodestructeur.
    Ceux qui ont critiqué le bodybuilding,, et s'en sont détournés pour aller vers autre chose n'ont rien appris, pour la plupart, des leçons que le bodybuilding, dopé à l'extrême, nous enseignait pourtant de manière évidente : on est arrivé aux limites d'un système tourné vers la prédation et donc la performance. On est arrivé au bout de sa logique.

    Avant de servir à un sport, ou à taper des gens, le muscle devrait déjà être pensé pour servir la santé.

    Atteindre la grâce animale, croître et durer, jouir de relations épanouissantes et apaisées avec soi-même, les autres, le monde.
    Un virage à 180° que je vous propose depuis 14 ans.
    Et que LDMT vous propose désormais.

    Et la performance peut tout à fait venir d'un entraînement intelligent tourné vers la santé et l'amour, le respect, de SOI !

    Pour finir, je vais accentuer mon propos sur des points précis concernant la santé et permettant de comprendre la profonde bêtise d'un entraînement monadique (cf Leibniz), c'est-à-dire un entraînement restreint à l'individu prédateur, qui se détourne de sa naturel relationnelle.

    La quantité de protéines nécessaires au fonctionnement du système immunitaire en cas de problème de santé peut être faramineuse.
    On n'en aura pas trop, du moment que c'est acquis naturellement.

    « Par exemple, pour qu’un malade puisse résister à sa maladie, il faut que beaucoup de ses variables physiologiques soient poussées vers des valeurs spéciales et même extrêmes (maximales et minimales). Il se trouve donc en état de « stress ». Nous nous montrerons avisés en le gardant au chaud, à l’intérieur, afin qu’il ne soit pas l’objet d’un stress supplémentaire. La logique qui sous-tend cette protection se fonde sur l’idée qu’il existe une quantité finie de changements potentiels que le corps est capable de réaliser, et que, lorsqu’il a réalisé un certain changement adaptatif, sa capacité d’en réaliser d’autres se trouve ainsi réduite. Sa souplesse est réduite.

    Il existe, si vous voulez, une économie de la souplesse. »

    (Gregory Bateson, biologiste et anthropologue)

    « J’en profite pour insister sur l’importance des muscles. Dans la salle d’urgence de n’importe quel hôpital, quand on voit arriver une personne gravement blessée — à la suite d’un accident de la route, par exemple — on peut prédire ses chances de s’en sortir à l’état de ses muscles. C’est que notre organisme se constitue des réserves afin d’avoir accès aux ressources dont il a besoin pour résister à un stress. En simplifiant un peu, disons que le foie entrepose des glucides, le tissu adipeux entrepose des lipides et les muscles entreposent des acides aminés, qui sont les constituants indispensables des protéines. Or, quand vous êtes blessé ou malade, vous avez besoin de quantités énormes de protéines pour que votre système immunitaire fonctionne, pour cicatriser, pour vous défendre contre l’infection. L’importance des muscles est telle, que je consacre un chapitre entier à ce sujet dans mon livre. Et pour avoir de bons muscles, évidemment, il faut faire de l’activité physique. »

    (Dr Michel de Lorgeril, cardiologue)

    A lire : https://olivier-lafay.com/…/de-limportance-de-faire-du-mus…/

MA PERSONNALITÉ à moi

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  • Penser qu'on a une "personnalité" prédéterminée, par le fait que nous sommes différents des membres de notre famille malgré le même environnement, est complètement CON 

    Nous n'avons jamais les mêmes sollicitations et les mêmes perceptions même si l'environnement paraît identique. Pensez à ce tableau de Magritte où trois membres d'une même famille regardent le même paysage en voyant chacun quelque chose de différent. 

    Dire que l'environnement est identique pour chaque membre d'une famille est absurde. C'est une simplification ultra-abusive qui permet des conclusions bien débiles.
    On ne place jamais les enfants au même endroit au même moment, en s'en occupant de façon strictement identique, etc. Et les influences de la crèche, des grand-parents, de l'école? Et tous ces évènements imprévus qui touchent plus l'un que les autres selon les circonstances?

    Ensuite...
    C'est quoi une "personnalité"? Ce serait une façon de penser, agir, de se présenter aux autres déjà inscrite en nous avant même la naissance?

    Pourquoi des gens ont envie de penser cela?

    - parce que cela est "rassurant" : on est déjà "soi", un soi que la société ne peut vraiment influencer. On est unique sans même avoir à faire quoi que ce soit pour ça ! Il suffit juste de se "trouver soi-même" 
    C'est rassurant par rapport aux théories qui disent que notre "personnalité" est le fruit d'un apprentissage (Bateson) et que donc on pourrait être tout autre, voire quasiment n'importe qui...
    On n'a pas à se poser la question du "qui suis-je? Qui puis-je être?" puisqu'il suffit d'une analyse génétique pour savoir qui on est...
    On n'a pas un Soi à construire, mais juste un Soi à "débarrasser" des influences qui nous ont "perdus"... Et là, on commence à voir des paradoxes un peu partout 
    Car, si notre "personnalité" est prédéterminée, si peu influençable, alors pourquoi notre Soi est si dur à trouver? On ne devrait avoir logiquement que peu de choses entre nous et notre "Soi véritable". Pourquoi la question du "qui suis-je?" si on est déjà soi depuis notre génome?

    - parce que cela justifie l'ordre social...
    En effet, si notre personnalité est pré-inscrite, nous subissons finalement peu l'influence sociale (qui ne fait que révéler notre "potentiel"). Donc, notre réussite, nos échecs, reflètent bien ce que nous "sommes".
    Donc chacun est à sa place (ou pas très loin). Si on est un perdant, c'est inscrit dans nos gènes.
    Pédagogie de la soumission...
    Un "scientifique" américain connu et auteur de livres influents, déclare sérieusement qu'il peut prédire la vie entière d'une personne en fonction de son lieu de naissance et sa famille d'origine (études, travail, réussite, amour, etc.). Et, selon lui, c'est la preuve que ce que nous devenons est ce que nous sommes en potentiel ;: nous sommes entièrement prédéterminés.

    - parce que cela réduit la marge potentielle de liberté (de libération). La liberté, ça fait peur, l'idée de pouvoir changer indéfiniment augmente l'angoisse en diminuant les "certitudes" dont ont besoin nos mécanismes primitifs.

    - parce que, paradoxalement, cela nous permet de nous dire "libres" 
    En effet, si je suis une "monade", un être prédéterminé, personne ne peut vraiment m'influencer, donc je peux me dire "libre". Je peux dire à la face du monde : "je fais ça parce que je suis LIBRE (de toute influence, de votre putain d'influence, vous les autres que moi !). Je suis libre parce que je suis moi avant même ma naissance et vous ne pouvez rien y faire !
    Bref, place à l'individualisme des incultes, l'individualisme le plus niais.

    En fait, ce qui est vrai, c'est que nous sommes bels et bien "pré-déterminés", mais autant par nos gènes que par les conditionnements sociaux. et certainement bien davantage par les "conditionnements" environnementaux (culture, épigénétique) en ce qui concerne notre "personnalité".
    Ce qui peut expliquer que de "vrais jumeaux" soient en apparence identiques dans leur personnalité tant le processus de moulage social est écrasant.
    Et cela explique tout autant que de vrais jumeaux puissent être parfois incroyablement différents.

    Oublier la culture et son façonnage est bien pratique. Cela permet d'oublier que, si on changeait la culture, on changerait les gens. Cela permet d'oublier (entre guillemets) les responsabilités des uns et des autres dans ce que nous sommes tous et ce qu'est notre monde.

  • Je vous laisse réfléchir, aujourd'hui, au mode de fonctionnement habituel consistant à conditionner sans recul l'ouverture d'un raisonnement dit logique par la fin qu'on poursuit.
    Cette proposition initiale (ouverture d'une démonstration) qui, dans le contexte de tout échange (avec les autres, mais aussi avec soi), est davantage une affirmation arbitraire et considérée comme absolument objective qu'une "proposition" (considérée comme possiblement soumise au débat)...

    Il s'agit de l'axiomatique narcissique, de l'axiomatique des jeux de dominance et des rétroactions négatives.

    Il s'agit de cette axiomatique spontanée, qui permet de rester dans sa psychose, et d'y emmener si possible son semblable.
    On soumet, ou tente de soumettre, par une auto-tromperie, et le but est de favoriser son homéostasie cognitive.
    Ces prémisses fausses visent soit le retour à un équilibre inchangé, soit le changement de type 1 (aucune modification épistémologique réelle).

    Par exemple :
    Axiome de base (prémisse fausse) : aucun sportif sérieux ne pratique la Méthode Lafay. 
    Conclusion : La Méthode Lafay ne fonctionne pas.
    Entre la prémisse et la conclusion, il y a plusieurs étapes, généralement, qui se veulent des articulations logiques, du genre : "Si la Méthode Lafay marchait, ils l'utiliseraient TOUS."

    La prémisse est absolument invérifiée et invérifiable pour celui qui l'émet. Elle est conditionnée par la fin poursuivie, la conclusion que l'auteur de la proposition veut atteindre.

    Une conclusion d'un niveau supérieur peut être : "donc son auteur est un escroc."
    Et on peut même aller encore plus loin : "donc, puisqu'il est le mal, j'ai le droit de détruire sa vie."
    A chaque fois qu'on va plus loin, la conclusion précédente devient une des étapes du raisonnement.

    Autre exemple :
    Axiome de base : "Lorsqu'un enfant nait [...] son âme a d'ailleurs choisi la famille et l'environnement dans lesquels il naît avec un but très précis."
    Conclusion : le parent n'est pas responsable de la souffrance que ressent l'enfant. Implicitement : s'il fait du mal à l'enfant, il peut fermer les yeux en se racontant la prémisse.

    Cette prémisse est appuyée sur une autre prémisse qui considère que la réincarnation existe (livre de Louise Bourbeau "Les cinq blessures", dont est extraite la prémisse).
    Tout un raisonnement dit logique (un ensemble de conclusions considérées comme absolument vraies), qui conditionne le rapport à la vie, le rapport aux enfants et à l'enfance, repose sur une prémisse invérifiée et invérifiable.
    Une prémisse non-questionnée.

    Il s'agit bel et bien d'une axiomatique narcissique, d'ordre psychotique (échapper au monde réel et maintenir cette fuite coûte que coûte), reposant sur une prise de pouvoir (jeu de dominance excusé et justifié).

    A vous de développer ces points :
    1 - pourquoi produit-on une prémisse impensée et interdite au questionnement?
    2 - pourquoi le changement obtenu, et qui est recherché inconsciemment, est de l'ordre du néant ou au mieux un changement de type 1 (un peu moins que néant).
    3 - pourquoi cela est à l'opposé de la connaissance de soi (malgré parfois une fausse apparence de "développement personnel")?
    4 - pourquoi cela ne résout les problèmes qu'on se pose, consciemment ou non, qu'en apparence et de manière très temporaire?
    5 - pourquoi cela favorise la guerre de tous contre tous, et donc la souffrance et le malheur?

    > Prémisse
    nom féminin
    1.
    Logique
    Chacune des deux propositions initiales d'un syllogisme, dont on tire la conclusion.
    2.
    Affirmation dont on tire une conclusion ; commencement d'une démonstration.

    > Axiome
    nom masculin
    Sciences
    Proposition considérée comme évidente, admise sans démonstration.
    synonymes : postulat

    > Histrion
    nom masculin
    péjoratif littéraire
    Comédien.

LE RESEAU ASOCIAL

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  • On appelle à tort, ou très hypocritement, "réseau social" une structure informatique qui produit des asociaux.

    En effet, le but de ces réseaux est de permettre aux gens d'étaler leur nombril, de se dorer l'ego, et toute mise en avant PERMANENTE de soi, dans un tel étalage de nombrils, a pour résultat de positionner soi contre les autres.

    Plus on cherche à se donner de l'importance, moins on voudra donner d'importance aux autres.
    Plus on voudra être haut, plus l'autre devra être bas.
    Plus on voudra être haut, briller, plus on devra mentir, tricher, et ce dans un unique but : mieux exister que son voisin.

    Des tendances présentes à l'état latent dans une société sans "réseaux sociaux", ou actualisées de manière temporaire, erratique et tempérées par des valeurs, la morale, les règles de politesse, se retrouvent constamment nourries sur les réseaux sociaux.

    Un être social est un être qui sait se mettre des bornes, ou à qui on a mis des bornes, justement pour pouvoir vivre en société. Et cela a des avantages certains. Notamment une diminution du stress lié à la solitude et des compensations affectives, même minimes.

    Un "réseau social" est l'aboutissement d'une logique prédatrice enseignée aux gens depuis environ 40 ans, lorsqu'on a commencé à répéter au peuple qu'il n'y avait pas de bornes, pas de limites, que chacun devait aller toujours plus loin... sans les autres.
    Sans limites, la prosociabilité s'effondre, est dénigrée, moquée, et chacun devient l'ennemi de son voisin.

    Il n'est peut-être pas loin le temps où chacun, comme au Rwanda en 1995, ira tenter de découper son voisin à la machette.
    Pour l'instant, la machette est virtuelle, sur les réseaux sociaux. Cela a forcément des incidences dans la vie réelle.

    Il a fallu peu de temps, finalement, pour que les réseaux sociaux achèvent quasiment leur fabrique d'asociaux.

    Il suffisait pour cela d'instrumentaliser l'immense besoin d'approbation de chaque individu, venant compenser le manque d'amour, l'insécurité affective, établis depuis l'enfance, par des parents maltraitant, négligents ou rejetants.

    Finalement, c'est le manque d'empathie et donc de prosociabilité qui pousse des gens en manque d'amour à devenir des fossoyeurs d'amour.

    Les réseaux dits sociaux rendent les gens bien plus cons qu'ils ne l'étaient déjà, en les conduisant à faire exactement l'inverse de ce qu'ils devraient faire pour trouver ce dont ils ont le plus besoin.

LA FIN DE L'INTELLIGENCE

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  • Quand j'ai commencé à intervenir sur les forums de sport, en 2005, et jusqu'à facebook, lorsqu'une personne agressait, insultait, puis se retrouvait dominée intellectuellement, tout le monde trouvait cela très acceptable.
    Celui qui agresse, sait bien qu'il le fait, et c'est tant pis pour lui s'il prend une raclée.
    Même celui qui agressait à cette époque était capable de ressentir de la honte d'avoir été ridiculisé après être venu chercher les problèmes.Cela se constatait aisément à sa fuite ou à la manière dont il modifiait ses interventions pour paraître un peu moins stupide.

    Depuis facebook, et l'ère de "tout se vaut", la société a considérablement évolué, et pas dans le bon sens.
    Il y a une prime à l'imbécilité et l'intelligence doit être vue comme une honte. 
    Facebook a fondé son succès sur une seule chose : faire briller son ego, à chacun. Tout le monde, sans rien faire, sans rien apprendre, créer, peut venir dire sa puissance et son importance, sans jamais tenir compte d'aucun contexte. 
    Chacun doit pouvoir agir partout comme s'il était le roi. Sans avoir aucun compte à rendre.
    Il faut se VALORISER, et tous ces gens n'ont pas le temps de se mettre au niveau de leur interlocuteur si celui-ci, s'étant perdu sur facebook, se heurtant malheureusement à eux, les dépasse de loin. 
    Leur temps est occupé à la culture de leur nombril, pas à celle de leur intelligence.

    La culture des débats d'idées, des oppositions marquant le niveau intellectuel et culturel, est morte.
    Ceux qui étaient montrés du doigt sur les forums quand ils intervenaient à coups de lol, mdr, sont devenus les modèles de la société idiocratique d'aujourd'hui.
    Les imbéciles se soutiennent, sans aucune honte, ce qui est déjà en soi un signe de décadence sociale plutôt atroce.
    Mais ces imbéciles, en étant modèles, aident à fabriquer d'autres imbéciles, car le niveau général ne cesse de chuter.

    Les gens ne se rendent plus compte du tout qu'ils sont sur facebook pour tenter à tout prix d'exister, afin de compenser leur vie de merde. Ils viennent pour se décharger, se vider de leurs frustrations et s'inventer une vie et une image.

    Agresser l'autre est considéré comme légitime. Et ils ne se questionnent jamais sur leurs actes et leurs motivations.
    Cela va de soi...
    Mais si l'autre, la cible désignée, sur laquelle ils viennent s'acharner, ose se défendre, et, oh horreur, le fait si bien qu'elle assure sans conteste sa dominance intellectuelle, alors là, c'est un crime !

    Et là, l'imbécile si soucieux de sa belle image sur facebook, étalant son (faux) bonheur, sa (fausse) réussite, ses (fausses) performances, ne trouve pas mieux à faire de son temps que répondre encore et encore, sans aucun progrès intellectuel de commentaire en commentaire, juste pour occuper le terrain, pour avoir le dernier mot, pour tenter de cacher son échec à prendre le pouvoir (et écraser l'autre, car c'est tellement important de venir vomir sur son semblable pour avoir un peu le sentiment d'exister).

    Et cet imbécile est toujours soutenu par d'autres imbéciles, qui considèrent comme parfaitement légitime de s'en prendre à l'intelligence et la culture, et de dire à celui qui se défend que c'est un être ignoble, avec un ego surdimensionné...

    Jamais la première intervention de celui qu'ils soutiennent n'est questionnée.
    Jamais ils ne lui disent à quel point c'est médiocre, minable, de se comporter ainsi, en rabaissant, dénigrant, salissant.
    Non ! Pour eux, l'agression était normale, légitime. C'est le fait de se défendre qui est honteux.
    Intervenir en ne faisant même pas l'effort de faire des phrases, avec des smileys, lol, mdr, exptd et gif, sans aucune réflexion, ni remise en question... c'est légitime.

    Au fond d'eux, ils savent très bien ce qu'ils font. Ils savent à quel point c'est moche. Ils savent qu'ils ne sont pas au niveau pour se moquer de leur "cible". Mais, sur facebook, ce n'est pas ce qu'on leur demande, n'est-ce pas? Ils font ce qu'on leur propose : tenter de dominer, de briller aux dépens des autres, de faire comme les chiens qui tentent de recouvrir de leur urine les autres chiens.

    Ils savent au fond d'eux que leur cible est un bouc-émissaire, un moyen de se vider un peu de leur souffrance existentielle. Ils en ont tellement besoin.
    Et ceux qui ont les mêmes besoins font les mêmes choses, seuls ou en groupe, et se soutiennent mutuellement, peu importe le ridicule et la pauvreté de leur interventions.

    Ce nombrilisme abyssal, cette haine de soi et de l'autre, cette hargne compulsive, ce manque de respect, ce rejet de toute intelligence, s'exprime sans aucun recul : c'est une mécanique.
    Leurs actions sont robotiques, systématisées, triviales, sans aucune adaptabilité, évolution. Aucun désir d'apprendre, de rivaliser d'intelligence.
    Ce qui compte, au contraire, c'est simplement d'être très con, et de tenir bon dans sa connerie. Il s'agit d'agir "bas" : avec bassesse, à tous niveaux. Intellectuellement bas, moralement bas, humainement bas. Plus c'est minable, mieux c'est.
    Et cela en dit long sur eux.

    Il faut imaginer l'immense désespoir qu'il y a derrière ces comportements. Il faut imaginer la prison mentale dans laquelle ils se retrouvent.

    Il a fallu quelques années seulement, pour que flatter le nombril des gens, dans une société à l'agonie, suffise à détruire le peu de prosociabilité qui restait encore. De dignité, d'intelligence...
    Pour beaucoup de gens, dans ce monde décadent, le désespoir de vivre, leurs échecs en tout domaines (dont l'échec majeur, l'échec affectif), n'ont pour seule compensation que l'espoir de briller sur facebook, en se comportant le plus souvent comme des porcs vis à vis de leurs semblables.

  • La focalisation exclusive, compulsive, sur le pouvoir, les jeux de dominance, la possession des autres, le business comme religion... éloigne de l'amour. Ce sont des objectifs diamétralement opposés. 
    Cela rend impuissant ou sert à compenser l'impuissance (et cela devient donc un cercle vicieux, une rétroaction positive, un emballement du système-individu).

    Il faut du temps pour s'en rendre compte, ou comprendre que quelque chose ne va pas, quand l'adhésion constante au culte de la "réussite" laisse finalement un grand vide, nous laisse usés, meurtris, fric ou pas fric.
    Et souvent, c'est bien trop tard.
    Ce qu'il faudrait désapprendre pour faire machine arrière, et apprendre pour enfin avancer vers l'essentiel, est devenu bien trop lourd à porter.

    Le sourire narquois de ceux qui ne peuvent prendre aucun recul, et donc ne pas comprendre ce que je viens d'écrire, sera effacé avec le temps. L'histoire des hommes le montre, depuis toujours.

    Si ces propos ne glissent pas sur vous, alors prenez un temps de pause et réfléchissez. Pour vous, il n'est peut-être pas trop tard.

    Pour les autres, ceux qui sont obsédés par la possession, de l'autre, des autres, du monde, par le contrôle, s'ils ne sont pas déjà impuissants, ils finiront ainsi.

    L'impuissance à aimer provoque destructions et auto-destruction.

L'EXISTENCE précède L'ESSENCE

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  • (sortez donc du supermarché identitaire)

    °

    Dans un monde de préfabriqué (prêt à porter, prêt à habiter, prêt à meubler, prêt à manger, prêt à baiser, etc.), on aime bien l'idée que nos identités soient préfabriqués.

    On voudrait bien se déresponsabiliser, se libérer du devoir d'être soi, du fardeau d'avoir à vivre (quand notre élan vital a été brisé souvent très jeune).

    Alors, on cherche à se mettre une étiquette, une identité préfabriquée qui nous rassure et arrête la lutte (et malheureusement, aussi, la croissance).

    Et il y a plein de fabricants d'étiquettes sur le marché. Ils assurent ainsi le maximum de stabilité sociale grâce à des diagnostics trivialisants.
    "C'est bon, cher ami, vous avez votre place. Dormez en paix. Et continuez à haïr vos semblables puisque c'est le moteur de la consommation et du statu quo social; l'étiquette est garante de l'homéostasie brinquebalante qui arrange les ultra-dominants.. 
    Dormez en paix, c'est la société qui vous fabrique et vous range sur le bon étage du bon rayon."

    On vous mettra (vous le désirez tant!) peut-être dans un caddie et on vous paiera, utilisera, usera et jettera.
    Consommateur consommé, en une boucle sans fin.

    Et vous vous trouvez alors dans le BON rayon à l'étage adéquat selon votre étiquette, selon donc vos caractéristiques indélébiles préformatées, prisons de vos âmes perdues.

    Vous vous trouvez au rayon des humains "différents", un rayon tendance, qui occupe la moitié du magasin du préfabriqué...
    Humain neuro-atypique, peau de zèbre sur corps au potentiel si haut et donc... jambes d'asperger. Sans gluten, vegan, hyperactifs, hyper-sensoriels émotifs, hyper hyper, intolérants à la vie (normal pour du préfabriqué). Juste à côté du rayon des godemichets de toutes les couleurs et toutes les tailles, avant le rayon de la bouffe sous plastique, et après celui des meubles Ikea...
    La différence pour pas cher, la différence standardisée.

    Uns simple étiquette, pour se fuir sans espoir de retour, en prétendant s'être trouvé.
    Une aussi belle arnaque que celle des produits du terroir, dans l'hypermarché, fabriqués à la chaîne en usine, et recevant leur belle étiquette avant de finir sous des yeux aveugles au sens des mots...

    Si on sort un instant à la lumière, hors de cet hyper-marché, et que l'on marche un peu, on peut encore avoir la chance de tomber sur des livres ou même des personnes, des vraies, artisans de la vie, qui savent que les identités, pour que notre vie ait justement une valeur et un sens, sont des objets artisanaux à construire avec habileté, intelligence et application.

    A quoi sert d'avoir une étiquette d'être humain supérieur si l'on n'est même pas capable de comprendre cela?

    L'existence précède l'essence.

    Mais pourquoi donc avoir si peur de vivre?
    Si peur de se trouver en se construisant et de laisser les étiquettes aux objets?

    °
    Olivier Lafay

    °

    Descends dans ma rue, inconnu
    Je te le demande, tu n'as jamais vu
    Toutes ces masse affalées, zombifiées
    Dans ce luxe aseptisé, immaculé.

    Au nom de la race, je passe
    Sans te regarder, non identifié.
    Au nom de la crasse, je grimace
    Pour rien au monde, je ne céderais ma place.

    Sous un ciel bleu chimique
    Ils boivent et bouffent plastique.
    Beauté artificielle pareille au ciel
    Regarde bien en face cet univers de poubelles.

    Au nom de la race, je passe
    Sans te regarder, non identifié.
    Au nom de la crasse, je grimace
    Pour rien au monde, je ne céderais ma place.

    Je pars de la crasse vers le luxe.
    Pas besoin de m'habiller pour m'identifier.
    Tous les créateurs crèvent de faim.
    A qui serrer la main ?

    (Trust, au nom de la race)

  • (l'eunuque qui disait aimer les enfants)

    Vouloir se couper les couilles dans le but de n'être point dangereux est énantiodromique, car cela majore la frustration/souffrance de n'être point entier qui remonte à l'enfance.
    Il est préférable de se les vider. Et pour cela, pour que la décharge soit totale, il faut apprendre à aimer. Et non pas à rester focalisé sur cette volonté éperdue de sauver son âme d'enfant étouffée, en la projetant sur tous les enfants du monde.

    °

    La prise de pouvoir passe bien souvent par une justification préalable.
    Que ce soit le pouvoir qu'on veut prendre sur les enfants, mais aussi celui qu'un adulte veut prendre sur un autre adulte. Ou le pouvoir qu'un enfant veut prendre sur un autre, adulte ou enfant (car les enfants ont aussi des recherches de pouvoir).

    L'éducation bienveillante a le vent en poupe. Aussi combien d'adultes vont valider les textes centrés sur ce sujet (ou même les écrire), tout en poursuivant sans relâche leur quête de pouvoir, d'approbation. Et dans notre société, le symbole du pouvoir, c'est l'argent.

    Faire passer les enfants avant tout, dans le discours, c'est tellement valorisant, et une douce vengeance, mais l'argent (ou son substitut direct : le statut) sera encore et toujours la mesure de la valeur de celui qui proclame unilatéralement sa bienveillance.

    On aura ainsi (on a) des bienveillants un peu partout.
    Mais sans que tous ces gens changent leur logiciel de base, leur épistémologie totale.
    Changement de type 1 et non de type 2.

    Un bourreau pourra être "bienveillant", du moment que ce n'est pas un bourreau d'enfant...
    Un adepte de l'économie ultra-libérale pourra l'être également, avec quelques adaptations dans l'exploitation qu'il fait de l'humain.

    Le changement véritable sera fait quand le sujet central ne sera plus l'enfant mais l'humain.
    Quand l'humain est sacré, par extension l'enfant l'est aussi.
    La complexité des besoins humains à reconnaître comprend nécessairement, aussi ,ceux de l'enfant.

    Alors que sacraliser l'enfant sans penser l'humain, et ses propres responsabilités vis à vis de ses semblables, c'est se donner la possibilité de reporter sa mémoire traumatique hurlante sur encore et toujours ses semblables.
    En exigeant d'eux soumission, adoration, approbation, pouvoir, argent.

    Sacraliser l'humain, c'est dépasser les guerres hommes/femmes ou enfants/adultes.

    Trop se centrer sur l'enfant, c'est montrer qu'on n'en a pas fini avec ce qui bout en soi derrière le mur du réprimé, et qu'on externalise sa douleur en poursuivant des guerres, cherchant des boucs-émissaires (même si ceux-là sont plus proches de la réalité du refoulé, car il s'agit de parents).

    Trop se centrer sur l'enfant, c'est se perdre dans une guerre de compensation, en étant bien trop souvent mené par les besoins inconscients d'approbation (en lieu et place de l'amour qu'on a perdu, ou jamais eu et qu'on n'a su retrouver) et de pouvoir (argent et encore argent).

    Trop se centrer sur l'enfant, c'est en venir à vouloir castrer l'univers, castrer les hommes et se castrer soi-même si l'on est un homme, dans le but unique de vouloir non pas sauver LES enfants, mais l'enfant rejeté, battu, négligé... en soi.
    Inévitablement, cette quête est pleine de rage...

    Se forcer à être doux rend dingue. Vouloir se couper les couilles dans le but de n'être point dangereux est énantiodromique, car cela majore la frustration/souffrance de n'être point entier qui remonte à l'enfance.
    Il est préférable de se les vider. Et pour cela, pour que la décharge soit totale, il faut apprendre à aimer. Et non pas à rester focalisé sur cette volonté éperdue de sauver son âme d'enfant déchirée, en la projetant sur tous les enfants du monde.

    La grille cybernétique est première : après l'exploration de l'enfance, il faut savoir revenir au relationnel et se décentrer pour se voir soi-même dans le monde, et voir et vivre ses responsabilités à tous les niveaux de la vie.

    Apprenez à aimer. L'homme aimant est un homme relationnel, un humain cybernétique (complexe). Un système qui doit se concevoir comme tel.
    Pour aimer, aimer vraiment, il faut savoir se décentrer.
    Il faut savoir décaler sa pensée, et interroger, en premier lieu, nos obsessions.
    Elles sont bien souvent, toujours, mariées à des tâches aveugles et des incohérences. Et des crimes maquillés de grandes valeurs.

    Qu'est-ce qui fait, vraiment, que toi, moi, n'avons pas appuyé sur la gâchette?
    Qu'est-ce qui fait que, toi, moi, oublions bien des fois où nous avons tiré?

  • Ce qui vous rend spécifiquement humain, c'est votre zone orbito-frontale. Si elle n'est pas exercée, complexifiée, alors vous en resterez toute votre vie au stade de robot (une machine triviale, au sens de Heinz Von foerster).

    Vous agirez telle une marionnette, sans aucun recul sur ce qui vous a programmé (et sur vos programmes). Vous ne ferez que répéter sans comprendre ce qu'on vous a mis dans le crâne depuis l'enfance, machine triviale programmée pour le psittacisme.

    Le recul sur soi, et donc la libération véritable, passe par l'enrichissement de la zone orbito-frontale : une appropriation, intégration, continues de connaissances sur soi. Sur son propre fonctionnement, sur ce qui nous conditionne en tant qu'êtres sociaux (donc formatés pour la soumission à un ordre par des millions d'années d'évolution).

    L'exercice musculaire, sans l'exercice de ce qui nous rend spécifiquement humain, est un exercice déterminé par des contraintes internes, mémorisées, que nous ne comprenons pas. Et il est donc entièrement gouverné par la soumission à l'ordre social en place (c'est notre condition d'êtres sociaux, tels les abeilles ou les chiens).
    Ce que le muscle doit être est dicté par des a priori impensés.
    La manière de vivre, présenter, ses muscles, est dictée.
    La manière d'enseigner la musculation est dictée sans recul, inquestionnée...

    Celui qui se pense insoumis parce qu'il se muscle, et pas les autres, parce qu'il se dope et pas les autres, parce qu'il est assez fort, le pense-t-il, pour casser la gueule à qui il veut, est l'un des plus soumis. L'illusion qu'il a de lui-même, fruit d'une totale méconnaissance de soi, le rend aveugle à ses chaînes.
    Sa révolte violente, muscles contractés et poing vengeur, est le produit des influences sociales, préexistant à sa naissance.
    Son cri de liberté lui est dicté par des messages véhiculés par la trame qui constitue l'ordre social, et renforce et reproduit sa stratification. Un vocabulaire appris...

    Le muscle impensé est nécessairement soumission.
    Et le discours d'affirmation de soi qui l'accompagne est illusion.

    Le résultat, sous d'éphémères victoires, est auto-destruction.